mardi 29 mai 2012

Décès ou vie pour les journaux?

Décidemment le monde des médias écrits est en pleine crise existentielle. Plusieurs journaux réduisent leur personnel, cesse de publier certaines journées, ou ferment carrément leurs portes. Le cimetière ne cesse de s’agrandir. On cherche des revenus. Mais il faut reconnaître que l’internet et son contenu gratuit fait très mal aux journaux.

Hier (lundi le 28 mai), Postmedia Network a  annoncé que 3 de ses grands journaux, le Ottawa Citizen, l’Edmonton Journal et le Calgary Herald cesseront de publier le dimanche, dès le 24 juin 2012. Même que les deux journaux albertains envisagent la possibilité de ne plus distribuer leurs journaux dans les régions rurales. Cela ferait économiser sur les coûts de distribution. Évidemment il y aura des mises à pied, mais l’entreprise n’a pas annoncé combien de personnes seraient touchées. Du côté de son journal phare, le National Post, pour la troisième année consécutive, il n’y aura pas d’édition du lundi durant les mois d’été.


Et pour Postmédia, l’hécatombe ne s’arrête pas là. Le quotidien montréalais, The Gazette, se verra amputé du cinquième de ses effectifs au cours des prochains jours. Le  journal âgé de 234 ans n’en est pas à ses premières coupes, en août 2010, l’édition du dimanche a cessé d’être publiée. De plus, récemment Postmedia a fermé son agence de nouvelles pour s’abonner aux dépêches de la Presse Canadienne, donc encore là des postes de journalistes ont été abolis. 

Plusieurs autres ont connu de durs moments. Citons La Presse (qui elle aussi a cessé de paraître le dimanche), Le Devoir ou L’Acadie Nouvelle. Du côté des fermetures de journaux, on peut citer le Halifax Daily News, qui lui a cessé de paraître pour faire place à un quotidien gratuit, le Metro. Aux USA, plusieurs comme le Rocky Mountain News de Denver a fermé ses portes, sinon un journal de la Nouvelle-Orléans en Louisiane paraît à une fréquence de trois jours semaines maintenant.

Certes l’internet fait mal. Ce n’est pas tout le contenu des journaux qui  est disponible. Mais ce sont les grands titres et plusieurs chroniques. Certains rendent une partie payante (New York Times, Le Devoir) ou d’autres le sont entièrement (tous les journaux de Brunswick News au Nouveau-Brunswick). Et ici au Canada le Globe and Mail va devenir en partie payant d’ici peu. Apparemment que l’expérience du New York Times est concluante.


C’est un peu un déchirement au cœur de voir tranquillement les journaux disparaître. J’aime bien lire un journal en papier, avec son odeur, les taches sur les doigts, avec mon café et un déjeuner. Et en plus, on a accès à tout le contenu, pas seulement que les grands titres, et avec souvent des articles incomplets avec mention de consulter la version papier, comme sur le site de La Presse. D’autres ont des éditions sur internet ou pour tablettes électroniques, comme l’Acadie Nouvelle. L’avenir est flou, mais indéniablement il devra y avoir un ajustement. Les journaux ne peuvent plus compter uniquement sur le papier. Mais au moins, avec toutes les niaiseries qui se passent autour de nous, on n’a pas de craintes à avoir, les scandales, la corruption et les histoires sordides continueront de faire couler de l’encre. L’inspiration n’est pas sur le bord de manquer.

vendredi 25 mai 2012

À vos casseroles enfants de la patrie!

Mercredi le 23 mai 2013 au soir, Montréal a connu une autre grande manifestation nocturne. Au dire même des journalistes, c’était une marche pacifique et tout allait bien. Bien sûr selon la loi totalitaire du puissant dictateur Charest fait que cette marche était illégale en raison de la loi 78. Comme les organisateurs n’ont pas donné de trajets aux policiers au moins huit heures d’avance, elle a été déclarée illégale même avant le début de la marche. 
 
Mais la manifestation a tout de même débutée comme si de rien était. Les policiers ont bloqués certaines intersections pour imposer une certaine forme de trajet à la marche, ce que les participants ont suivi. L’ambiance était festive, des feux d’artifices ont même été lancés, les slogans fusaient de toute part. À un certain moment, ce groupe a rencontré une autre manifestation. Le groupe des casseroles. Les participants frappaient à grands coups de casseroles pour faire du bruit. Des gens résidents sur le parcours se sont même joints au mouvement, c’était une véritable fête d’été, rappelant même le grand tintamarre acadien de Caraquet. Environ 3 000 personnes marchaient sans faire d’histoire.


Des parents, grands-parents, des enfants étaient même dans le groupe. Ce n’est plus une simple manifestation étudiante. C’est plus que ça et nous le voyons chaque jour. C’est une contestation du pouvoir corrompu qui est en place. Évidemment plus l’heure avançait, les gens rentraient graduellement chez eux. C’est là que les choses sont devenues plus compliquées. Les policiers, qui au départ ne prévoyaient pas intervenir, ont pris en souricière les manifestants, par le coin des rues Saint-Denis et Sherbrooke. C’est là que les problèmes ont commencés. Une partie de la foule s’est mise en colère, a lancé des objets aux policiers qui ont répliqués. Des gens ont essayé de se disperser, comme la police le demandait, mais en même temps les agents bloquaient toutes les issues.

Certains on même fait un sit-in en beau milieu de la rue. D’autres attendaient patiemment leur arrestation. Au total, 518 personnes ont été embarquées dans des autobus de la STM. Tous recevront un constat d’infraction pour attroupement illégal. Une dizaine de personnes feront face à des accusations criminelles pour avoir lancé des objets à des policiers. 


Toutefois ce ne sont pas tant les arrestations que les conditions de détention qui font jaser. En fin de matinée, plusieurs d’entre eux patientaient toujours au poste pour se voir remettre leur constat et bien sûr être identifié. Parmi les témoignages des prisonniers politiques, on rapporte que la plupart on dû patienter durant des heures dans les autobus de la STM, sans toilettes ni eau. Plusieurs ont carrément uriné sur le plancher des autobus, avec des odeurs dégueulasses évidemment. D’autre avait la circulation sanguine coupée par les « tie wraps », sur les ondes de RDI ce matin j’ai même entendu le récit d’une témoin qui a vu un homme âgé faire une crise d’angine. Les policiers ont ignoré la chose et n’ont pas voulu lui donner accès à ses médicaments. Si ceci est vrai, me semble que c’est illégal de refuser des soins à un malade qui en réclame? Les policiers ont le devoir de porter secours à quelqu’un qui est en danger. 

En place et lieu, bien des centaines de personnes devront payer une amende de 634$ pour avoir participé à une manifestation illégale. Et on parle aussi de donner une belle amende aux organisateurs. Mais il n’y avait pas réellement d’organisateurs pour celle-ci. C’était la 30e soirée consécutive de manifestations nocturnes. C’est plus spontané qu’autre chose. Qui donc mettre à l’amende? La société? Ce ne serait même pas surprenant avec Charest et sa force policière.


Réellement là, la crise est hors de contrôle, le gouvernement se croise les bras, blâment les étudiants. La crise est rendue plus loin que ça. Mais l’incompétence et la corruption gangrène ce gouverneMENT. Nous sommes prisonniers jusqu’aux prochaines élections. Et qui sait, peut-être que le Roi de Sherbrooke fera passer une loi spéciale pour abolir les élections! En attendant, à vos casseroles et vos cuillères de bois, et faites du bruit! Mais prenez garde, des gens qui veulent se faire entendre, c'est beaucoup plus dangereux que la mafia et les gangs de rues qui commettent des meurtres. Bravo la police, méchant sens des priorités!


mercredi 23 mai 2012

Charest va détruire le Québec

Le conflit étudiant est maintenant rendu à plus de 100 jours. On dit conflit étudiant, mais c’est maintenant beaucoup plus. C’est une véritable crise sociale que vit le Québec. Surtout depuis l’application de la Loi 78 du gouvernement Charest. Les manifestations, les émeutes et les coups d’éclats ne sont comptent plus. L’intransigeance des deux côtés, les positions non compatibles, le manque d’écoute de et de communications ajoutent à la frustration croissante. 

Cette Loi 78 est assez contraignante, elle limite grandement le droit de manifester. Les trajets doivent être obligatoirement donnés, les participants ne doivent pas porter de masques ni de déguisements, s’il y a un nombre plus élevé que 50 personnes, les autorités doivent être avisées au moins 8 heures à l’avance. Par contre on ne dit rien sur la force et la brutalité que les forces policières ont le droit d’utiliser, ni dans quelles circonstances.


Le gros défaut de cette loi ignoble, c’est le ridicule dans son application. Face à une foule de quelques milliers de personnes, comment quelques policiers peuvent-ils la faire appliquer sans se mettre en danger? Sérieusement là, si un bœuf se décidait à mettre le magnifique Anarchopanda en état d’arrestation, imaginez un instant la réaction de la foule, déjà hostile aux forces policières. La police n’a d’autres choix que de tolérer s’il n’y pas d’actes de violences ou de vandalisme. On l’a bien vu lors des manifestations nocturnes surtout, que lorsqu’il y a violence, les forces policières n’hésitent pas à intervenir, avec trop de force parfois. Mais lors de la manifestation de jour du 22 mai, tout a bien été. En soirée ce fut une autre histoire. Comme quoi quand c'est bien fait, tout va bien! Suffit de quelques casseurs, qui sont malheureusement aucunement des partis des mouvements étudiants en général.

Avec toutes ces contestations et ces violences, les médias étrangers s’intéressent de plus à plus à la situation du « Printemps érable ». Plusieurs des grands journaux étrangers, les réseaux de télé de partout dans le monde ont couvert la grande manifestation du 22 mai. Le Libération titre même : À Montréal, la loi spéciale on s’en câlisse! Du côté de la télé, CNN, BBC et même Al-Jazeera ont consacré du temps d’antenne aux manifestations. Évidemment, ces reportages ne sont pas nécessairement profitables au Québec. Mais entre les libertés et droits de la personne, l’économie peut bien passer en deuxième. Les touristes vont revenir l'an prochain!


Au début je mentionnais les positions des deux côtés qui restent campés de leur bord. Vrais que les étudiants demandent un gel (même la gratuité dans le cas de la CLASSE), et que le gouvernement ne voit dans sa mire qu’une hausse. Mais en même temps, la FECQ et la FEUQ ont proposé un moratoire, que le gouvernement a évidemment refusé. Pour Charest et sa bande de coquerelles, c’est la hausse ou rien. La génération actuelle doit payer pour le laxisme du passé. C’est fin ça! Comme les caisses de retraites ne vont pas très bien si nous disions aux retraités qu’on coupe leurs chèques de 250$ par années durant 7 ans, pas sûr qu’ils seraient enchantés. Bien sûr les vieux tabarnaks pas de dents qui votent Libéral aussi aveuglément qu’un alcoolique choisit une bouteille de vin au dépanneur seraient outrés. Et ils n’apprécieraient pas se faire dire qu’ils sont bébés gâtés. Comme quoi que lorsque l’on est touché directement par une situation, tout change.

Pour qu’il y ait négociations, il doit y avoir compromis, et le gouvernement ne fait que matraquer avec cette Loi 78 et son attitude méprisante. On doit comprendre le ras-le-bol des étudiants. C’est sûr que bloquer des ponts et poser des bombes fumigènes dans le Métro n’est pas bien intelligent, et n’aide pas la cause. Mais en même temps ils ont bien essayé de se faire entendre. Mais disons que les Libéraux ne retournent pas toujours les appels. Et c’est un manque de classe énorme que le Parrain Jean Charest ne se mêle pas au débat. Oui c’est un dossier de la Ministre de l’Éducation, mais nous sommes plus loin que ça. Nous vivons une crise sociale sans précédant. Et monsieur Mange Marde, le Roi 1er de Sherbrooke, continue de se gratter la poche en dessous de son bureau, en regardant l’eau du fleuve passée entre Québec et Lévis. Ce n’est pas la première loi spéciale pour mettre fin à un conflit. En 1999, Lucien Bouchard, alors le Premier Ministre du Québec, a forcé le retour des infirmières au travail. Par contre, lui avait parlé directement aux représentantes des infirmières. Johnny le Magouilleur lui n’a même pas daigné répondre aux demandes de rencontres des étudiants. Et il se dit le Premier Ministre de TOUS les Québécois. 


Et les représentants étudiants sont fermes, peut-être autant que les Libéraux. Mais au moins ils essayent de trouver des solutions. À leur avantage seul certes, mais ils essayent de quoi au lieu de matraquer. Le plus célèbre d’entre eux, Gabriel Nadeau-Dubois de la CLASSE, bien qu’il sache de quoi il parle, perd de jour en jour sa crédibilité. Il est trop radical, il cherche la confrontation, et ne veut que mettre le gouvernement à genoux et le faire manger dans sa main. Mais il y en a d’autres. La Classe a deux porte-paroles. La deuxième est Jeanne Reynolds. Cette dernière vient de recevoir la médaille du Lieutenant-gouverneur du Québec pour la récompenser pour son dossier académique et son implication communautaire. Elle est très impliqué auprès d’Héma-Québec en environnement et au théâtre de son Cégep (à Valleyfield). Martine Desjardins de la FEUQ a un discours moins hostile que la CLASSE. Sinon, celui qui jouit de la meilleure réputation, c’est Léo Bureau-Blouin, de la FECQ. Cet étudiant du Cégep de Saint-Hyacinthe a 52% d’opinions favorables selon un sondage du Journal de Montréal. M. Nadeau-Dubois n’en récolte que 32% dans ce même sondage. Il faut dire que Léo est un peu plus posé dans ses commentaires. Il demeure calme et fait preuve de civisme, ce qui a peut-être manqué aux autres. Inviter les gens à la désobéissance civile n’est pas un coup de génie disons.


Le conflit semble dans une impasse, la Face de Cul de Sherbrooke ne semble pas avoir la volonté de régler la crise, le conflit est plus violent, il y a même des blessés, Et qui sait, peut-être des morts si la situation demeure aussi explosive. Le gouvernement, et les gouvernements passé par leur laxisme, nos ont foutu dans cette situation, c’est au gars qui voulait avoir les deux mains sur le volant lors de l’élection de décembre 2008. Il doit faire preuve de leadership, pas se sauver derrière une loi spéciale. Son attitude a provoqué la démission de Line Beauchamp qui ne pouvait davantage supporter la position de confrontation de son gouvernement. Il n’apporte que la colère et la frustration parmi le mouvement étudiant. Et avec la Loi 78, il n’y plus seulement les étudiants, mais la population générale est en beau crisse. Charest nous a foutu dans la marde et sérieusement, pensez-vous qu’il veut nous en sortir? Et pendant ce temps, en Ontario on baisse les frais de scolarité de 30%...

jeudi 17 mai 2012

Musée selon Harper : Ne pas éduquer le peuple

Le Musée Canadien des Sciences et Technologie (MCST) à Ottawa présente depuis aujourd’hui (17 mai), une toute nouvelle exposition, Sexe, l’expo qui dit tout. En gros, l’exposition présente aux adolescents de 12 à 17 ans, ce qu’est le sexe. Ainsi, ils ont la possibilité de comprendre des choses qu’ils n’osent pas demander. Rien de bien malin. Mais on peut bien se douter que certaines personnes qui aiment beaucoup le mode de vie préhistorique n’apprécient pas.

Avant même le début de l’exposition, pas moins de 50 plaintes avaient été reçues. Cela a forcé la direction du MCST à revoir l’âge minimum pour les visiteurs non-accompagné d’un parent. Au départ ce devait être douze ans, et sous les pressions, l’âge minimum a été repoussé à seize ans. Pourtant l’exposition a déjà été présentée à Montréal et à Regina sans qu’aucune plainte ne soit reçue. Est-ce qu’Ottawa est trop prude pour parler de sexe?


Pourtant il n’y a rien de pornographique dans l’exposition. On parle de contraception, homosexualité, puberté, masturbation, la reproduction, sans vulgarité. On y voit bien sûr des corps nus photographiés, mais ce n’est en aucun cas de la pornographie. Le musée explique et répond à des questions bien basiques. Comment fait-on les enfants? Suis-je homosexuel? On ne fait qu’expliquer ce que c’est. C’est bien ça le mandat d’un musée, expliquer la vie. Alors pourquoi y a-t-il des remous ici à Ottawa? Et le comble, le Ministre du Patrimoine, James Moore a ajouté de l’huile sur le feu en disant que le contenu de l’exposition n’était pas défendable et que c’est une insulte envers les Canadiens. 

Je rappelle que c’est le même ministre qui n’a pas voulu à plusieurs reprises défendre l’importance du bilinguisme dans les postes clés au Parlement et celui là qui est en bonne partie responsable des coupes de 10% à Radio-Canada. Et lorsque l’on vient d’un gouvernement qui laisse ses députés présenter des motions en faveur de l’interdiction de l’avortement, ou pour annuler la loi sur les mariages gays, y a pas de crédibilité réelle qui peut s’appliquer à eux en matière de culture. Rappeler vous l’épisode des tableaux de peintres canadiens retirés pour faire place à des portraits géants de la Reine. 


Pourtant, cette exposition peut à bien des égards être bénéfique. Y a de nombreux parents qui ne sont pas du tout à l’aise de parler de sexualité avec leurs enfants, et vice-versa. Pour un enfant c’est gênant de parler des ces choses là avec ses parents. Et avec internet, en faisant des recherches, les jeunes peuvent se faire une idée du sexe qui n’est pas du tout conforme à la réalité. Une relation sexuelle ne se passe pas comme dans un film de cul. Et comme les cours de sexualité ne sont plus à l’horaire des écoles, il doit y avoir des informations données aux jeunes. Ils doivent savoir comment se protéger des ITS, prévenir une grossesse en trop bas âge, ils doivent être rassuré s’ils sont gays, comprendre que c’est normal. 

Et n’en déplaise au gouvernement Harper, l’abstinence n’est pas la solution à ces situations là. Il faut se faire à l’idée que les adolescents expérimentent certaines choses sexuelles de nos jours. Vaut mieux leur donner une information de qualité que de les laisser dans le noir, sans informations. Et l’information sur internet, comme j’ai dit précédemment, n’est pas toujours des plus crédibles. Dommage qu’à Montréal et Regina tout se soit bien passée, et qu’ici, il y ait des remous. Les groupes catholiques et conservateurs s’opposent à une exposition totalement inoffensive qui encourage l’apprentissage et de saines pratiques. Il faut dire que ce gouvernement préfère faire la promotion de la violence avec les commémorations de la guerre de 1812, que de démontrer les bienfaits d’une saine pratique de la sexualité.


Ce gouvernement est rétrograde, dépassée par le présent, archaïque, c’est un anachronisme. Ils n’ont pas de crédibilité, ni de leçons à donner à personne avec les scandales qui pleuvent sur eux.

Avis aux intéressés, l’exposition se termine en janvier 2013.

mercredi 16 mai 2012

Gatineau : on est culturé sti!

La quatrième plus grande ville du Québec, avec plus de 265 000 habitants a des merveilleux outils pour faire rayonner sa culture et accueillir des spectacles grandioses. Mais nous pouvons facilement faire mieux. Côté infrastructures, nous sommes tout de même bien nantis, mais il y a certaines niches à combler.

Tout d’abord, voyons nos infrastructures de spectacles : 
 
Théâtre du Casino : 1100 sièges (770 en cabaret)
Salle Odyssée (Maison de la Culture) : 841 sièges
Auditorium Cegep de l’Outaouais : 685 places
Auditorium Polyvalente Nicolas-Gatineau : 675 sièges
Théâtre du Musée des Civilisations : 500 sièges
Salle Desjardins (Polyvalente Hormidas-Gamelin) : 457 sièges
Salle Jean-Despréz (Maison du Citoyen) : 250 sièges
La Basoche (Centre Culturel du Vieux-Aylmer) : 120 places
Théâtre de l’Île : 119 sièges

 
Et c’est sans compter sur le fait que certains bars offrent des spectacles. Le Troquet, les Brasseurs du Temps et Le Petit Chicago en sont de parfaits exemples. Ces endroits permettent d’accueillir des groupes et artistes qui autrement ne rempliraient pas une salle régulière. Et de nombreux spectacles amateurs se donnent dans les centres communautaires de la ville. Et même que récemment la Maison de la Culture a annoncé qu’elle aimerait s’agrandir pour disposer d’une salle de 350 places, avec sièges amovibles. Ainsi des spectacles avec places debout y seraient présentés, et c’est une infrastructure qui fait cruellement défaut en Outaouais en ce moment. On parle aussi beaucoup d’une salle de moyenne envergure au centre-ville (de 400 à 500 places). Ici je suis un peu confus, elle existe déjà cette salle. Le Musée des Civilisations dispose d’un théâtre de 500 places, c’est exactement ce que plusieurs recherchent. Et il n’est pas utilisé à sa pleine valeur. Il faudrait seulement le rénover un peu pour l’adapter aux besoins du jour. C’est toujours bien moins cher que construire une toute nouvelle salle.

Et comme l’annonce de la construction du nouveau Guertin a été annoncée, la région disposera enfin d’une salle majeure (4 000 places). Au lieu de remplir la maison de la Culture pour six ou sept soirs, le spectacle pourra remplir le nouveau centre pour un soir. Et l’infrastructure sera là pour accueillir des grands événements tels que les shows en aréna du Cirque du Soleil, Simple Plan, Star Académie ou Véronique Dicaire. La région n’en sera que gagnante au bout de la ligne.


Voyons maintenant les lieux culturels. La ville compte quelques galeries d’arts. La Galerie Montcalm (Maison du Citoyen), la Maison de la Culture, Centre Culturel du Vieux-Aylmer et de petites galeries privées. Et elle compte bien sûr une grande institution muséale, le Musée Canadien des Civilisations. D’autres petits musées sont implantés en ville aussi : Musée de l’Auberge Symnes, le Musée d’Histoire de Buckingham ou encore le Musée de la bière aux Brasseurs du Temps. Un projet de Musée d’art, surtout consacré au peintre Jean Dallaire, est évoqué depuis un certain temps au centre-ville. Et il y a le projet légèrement utopique d’amener le Musée des Sciences et Technologies dans le Parc Jacques-Cartier, voisin du Musée des Civilisations. Il y aurait peut-être avantage à centraliser les musées d’histoire, surtout que deux secteurs importants ne sont pas couverts encore par les musées d’histoire, Gatineau et Hull. Ce serait une belle institution muséale, la région est riche en histoire. Que l’on pense aux  Amérindiens, Grand Feu de Hull, la Promenade du Portage lors de la prohibition américaine, les expropriations du Vieux-Hull pur la construction des édifices fédéraux, le côté politique avec Ottawa la voisine, les grandes industries de la ville (allumettes, foresterie, papetières). Il y en aurait assez pour remplir un grand musée! Et pour l’art, c’est une bonne idée, mais il pourrait être jumelé à un autre projet qui commence à prendre de la place à l’hôtel de ville.

Lequel? Celui de la bibliothèque centrale. Gatineau veut se doter d’une grande bibliothèque au centre-ville. Il serait logique que le centre-ville soit le point central d’un réseau réparti dans la ville. Dans le même édifice, pourquoi ne pas intégrer le Musée Jean-Dallaire, et une petite salle de spectacle intime. Une petite salle qui pourrait accueillir des lectures de poèmes, des pièces de théâtre expérimental entre autre. Ce serait un bel atout pour notre-ville. Et bien sûr on peut compter sur nos festivals pour nous donner de grands spectacles. N'oublions pas que le Festival de Montgolfières a vu passer Céline Dion, Simple Plan, Ginette Reno, Éric Lapointe et des dizaines d'autres.


Comme on voit, Gatineau a des beaux outils entre les mains, mais elle doit s’en servir d’une meilleure façon. Gatineau doit rayonner de part sa culture, pas pour être la banlieue d’Ottawa. Nous devons être un point incontournable de la culture lorsque nous parlons du Québec, que les villes du Québec nous jalousent! On peut le faire, et la plupart des outils sont déjà là, servons nous en!

lundi 14 mai 2012

Line la pas fine sacre son camp

Quel coup de théâtre! La ministre de l'éducation du Québec remet sa démission. Elle quitte toute fonction politique. Selon elle, elle ne fait plus partie de l'équation pour régler la solution. Selon ses dires, ce n'est pas en raison de l'intimidation et des récentes violences. Elle en a vu d'autre comme elle dit. Et en faisant le sacrifice ultime (et oui elle a vraiment dit ça), elle écorche au passage les associations étudiantes en disant que tout le gâchis est de leur faute. Ce matin elle a dit : « Ma dernière conversation téléphonique avec les représentants des quatre associations étudiantes m'a amenée à constater que personnellement, j'avais perdu confiance dans leur volonté de régler le conflit et que nous ne partagions pas les mêmes valeurs du respect de la démocratie et des élus de l'Assemblée nationale ». Et le Roi Charest a du même coup nommé une autre personne malhonnête à la tête du ministère de la déséducation, Michelle Courchesne.


Il y a de quoi être surpris. Encore ce matin il y avait des négociations téléphoniques avec les leaders étudiants. La réaction qui m'a semblé la plus sympathique est celle de Léo Bureau-Blouin le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ). Il a salué l'engagement politique de madame Beachamp, mais n'a pas apprécié le rejet de l'entière responsabilité sur les associations étudiantes. Et il souhaite entrer en contact le plus rapidement possible avec Michelle Courchesne. Parions que c'est déjà fait. La présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Martine Desjardins a elle aussi été choqué d'entendre l'ex-ministre rejeté l'entière responsabilité sur eux, mais s'est tout de même dite surprise de sa démission. Elle a dit que madame Beauchamp avait l'air intéressé par les pistes d'ouverture apporté par les étudiants à la table des négociations. Et où j'ai été fort surpris, c'est par la CLASSE. Gabriel Nadeau-Dubois, le porte-parole a dit que le problème n'a jamais été Line, que malheureusement elle n'était qu'un simple parte-parole, un messager du pouvoir. Toutefois, les 3 porte-paroles s'entendent pour dire qu'un changement de garde pourrait être bénéfique. Ils ont au moins l'air de vouloir laisser la chance au coureur. Mais déjà la nouvelle ministre a convoqué les étudiants selon un communiqué du Gouvernement du Québec.

Line Beauchamp, à 49 ans quitte toute activité politique sur le champ. Est-ce réellement sa décision, ou c'est encore le mouton insignifiant, Jean 1er, Roi de Sherbrooke, qui lui a gentiment montré la porte pour son incapacité à en venir à un arrangement. Ou bien est-ce parce qu'il trouve que Line la pas fine ne lui obéissait pas assez? Jean Charest n'en est pas à ses premières arrogances. Rappelons-nous la centrale thermique du Suroît qu'il voulait faire bâtir. Comme si nous avions besoin d'une centrale ultra-polluante alors que nous avons de l'eau et du vent! Ou bien l'affaire de la privatisation du Mont-Orford qui devait amputer le Parc National pour en faire un autre Tremblant! Et si on parlait de la construction ou des garderies? Et astheure ajoutons la façon de gérer le conflit étudiant. Je veux bien croire que 70% des étudiants ont terminé leur session, mais 30% qui ne sont pas en classe c'est énorme! Et le 70% n'appuie pas nécessairement la hausse! Ils vont en classe, mais ont quand même rejetés les propositions. C'est un manque de respect d'affirmer et de manipuler ainsi la vérité.


Et parlons de la nouvelle ministre justement. Elle baigne dans les scandales des garderies. Lorsqu'elle était responsable du dossier des garderies au Ministère de la Famille, de nombreuses demandes ont été rejetés, alors que les fonctionnaires du Ministère les avaient autorisées. À l'inverse, 85 demandes pourtant rejetées par le Ministère ont elles, été autorisées par Courchesne. Et sur 38 projets de garderies privés subventionnées, 25 ont été attribués à des donateurs à la caisse du Parti Libéral du Québec (près de 300 000$ en dons). et le comble, elle a refusé de transmettre des dossiers à l'UPAC (Unité permanente anticorruption). Disons que celle qui la remplaçait, Yolande James patinait tel un Maurice Richard, et a affirmé que c'était un malentendu dans la gestion des dossiers et que les informations seraient transmis sans problèmes.

Pourquoi ce gouvernement corrompu jusqu'à la moelle fait des conneries et ensuite recule, nient les faits, ensuite les camouflent, et quand on trouve un coupable, bien y a démission. C'est inquiétant de voir des politiciens agirent ainsi, c'est simplement des coups de haches dans le cœur de la politique que le Parti Libéral fait. Ils font un tort incoryable. Ensuite ces crétins se demandent pourquoi les gens sont si cyniques envers les politiciens, et ne les croient plus et sont fortement désabusés.

Continuer comme ça mes crétins...

Les seringues de la police

La ville de Sherbrooke est sur le qui-vive ces temps-ci. Depuis janvier 2012, pas moins de 20 seringues ont été découvertes dissimulés dans des vêtements de magasins de deux centres commerciaux. Sept personnes se sont piquées avec ces seringues. Personne n’a d’indices sur qui a fait ça et pourquoi. Disons que la situation est inquiétante pour tout le monde, et encore plus pour les personnes qui ont étés piqués.

Cela fait évidemment penser à la légende urbaine qui raconte que des gens se sont piqués sur des seringues dans des sièges de cinéma. La différence ici, est que c’est réel. Le dernier cas en cause est tristement ironique. Une femme engagée pour fouiller les vêtements s’est piqué, même à travers les gants qu’elle portait. Et pour ajouter une couche de marde, comme elle a laissé le vêtement là, la personne qui est venu prendre la relève s’est aussi piqué sur ce même vêtement. 


La police sherbrookoise affirme que dans les seringues trouvées, il y avait du sang. Qui dit sang, dit ADN. On sait déjà que l’ADN retracée est la même. Mais la police affirme que ce n’est pas impossible qu’il y ait d’autres traces d’ADN sur les autres seringues. Les autorités n’ont pas parlé si l’ADN avait mené à un suspect. Il n’est pas dit que l’ADN contenu dans le sang soit celui du fauteur de trouble. Mais mettons que les chances ont bonnes en crisse que se soit la même personne.

Et autre question, est-ce que en ce moment, les caméras de sécurité des magasins visés ont été scrutées, ou le sont-elles en ce moment? Parmi les commerces visés, il y a Zellers et Intersport. Ce ne sont pas des deux de piques comme commerce. Ils sont équipés de caméras c’est bien évident. Peut-être la police tente t’elle de prendre son temps pour attraper la bonne personne. En même temps cela aurait sans doute un effet dissuasif. 


Pensons un peu aux victimes maintenant. Ceux qui ont été piqués doivent attendre jusqu’à 6 mois avant de savoir s’ils ont été infectés par une maladie, le VIH entre autre. C’est une terrible angoisse. C’est réellement un dérangé dans la tête qui fait des niaiseries de même. Que cherche cette personne? Quel est le but? Qu’est-ce que cela lui rapporte-t-il? Faire angoisser des gens sur leur vie de cette façon là est ignoble. En attendant, bien il faut scruter les vêtements avant de les acheter, ne pas les toucher de n’importe quelle façon. C’est vraiment puéril d’en être rendu là.

Honnêtement, je trouve que la police et les directions de magasins se trainent les pieds. Des traces d’ADN ont été retrouvées, sûrement des empreintes digitales aussi, et y a bien évidemment des images de caméras. Y a pas personne qui visionne ça? Y a pas plus de recherche qui se fait avec différents corps policiers ou médicaux pour savoir si l’ADN est connu? Me semble qu’à un moment donné quelqu'un doit se bouger le cul. Je veux bien croire que la police n’est pas réputé pour son efficacité à part quand c’est le temps de donner une volée à des citoyens ou des animaux. Pis les directions de magasins, si l’acte ne rapporte pas de cash, ben ils feront rien. 


On peut donc aisément comprendre l’inquiétude des Sherbrookois. Ni la police, ni les magasins n’ont l’air de prendre des actions réelles. Ils font un peu de tataouinage… calvaire. Il faut dire que des beignes c’est plus le fun à toucher que des seringues! En attendant, y a un fou en liberté qui terrorise la population, qui agit à peu près comme il veut. On croirait presque un congrès du Parti Libéral du Québec avec Jean Charest… Oups, c’est vrai Jean Charest vient de Sherbrooke!

samedi 12 mai 2012

N'importe quoi dans le métro

Jeudi le 10 mai, Montréal a été complètement paralysée. Le métro a connu sa pire interruption de service depuis le grand verglas de 1998. Et c’était le premier arrêt complet du cœur montréalais depuis la panne électrique dû à une tempête solaire, en 1989. Cette fois-ci ce n’était pas la température qui était en cause. Ce sont des actes de malfaiteurs sans conscience. Des bombes fumigènes ont explosés dans trois stations, et de la fumée s’est répandue dans les tunnels vers d’autres stations. Résultat : le métro a été arrêté durant près de deux heures.


Les trois bombes ont éclatés dans les stations Préfontaine, Lionnel-Groulx et Jean-Talon. Et de la fumée s’est répandu  par les tunnels vers les stations Fabre, Castelneau, et Pie-IX. Heureusement, on ne dénombre aucun blessé, ni aucun malaise. Mais une bonne frousse pour les usagers du métro. La police du métro a rapidement fait évacuer le réseau de métro. Donc des milliers d’usagers se sont retrouvés aux portes des stations à attendre que la STM envoie des autobus d’urgence pour palier à l’absence du métro. 

En moyenne, selon les chiffres de la STM, entre 800 000 et un million de personnes empruntent le métro chaque jour. Donc on peut aisément imaginer le chaos lorsque les 68 stations ferment leurs portes en raison d’actes douteux. Des milliers de banlieusards ont pris leur voiture. Le pont Jacques-Cartier était encore complètement bloqué à 11h le matin, les voies d’accès vers le centre-ville étaient dignes du plus grand stationnement en ville. C’était du jamais vu. 


D’une part, il fallait gérer le chaos. La fumée a rapidement été évacuée des stations. Chacunes sont munies de plusieurs ventilateurs très puissants qui sont capables de faire sortir la fumée en moins d’une minute. Ensuite, ce qui a été le plus long, la sécurisation et l'enquête policière. Environ deux heures après les méfaits, les stations ont été rouvertes. Mais il a fallu du temps pour que la situation revienne à la normale. Plusieurs questions se posent à la suite de ces incidents. Est-ce que le métro montréalais est assez sécuritaire? Qui a fait ces actes? Est-ce relié au conflit étudiant? Quels moyens prendre pour assurez la sécurité de usagers et la bonne qualité du service de métro?

En premier lieu, même dans une ville comme New York qui a vécu de graves attentats terroristes par le passé n’ont pas de fouilles aux entrées des stations. Ce serait ingérable. Il peut y avoir des fouilles aléatoires à n’importe quel moment par contre. Donc Montréal ne pourrait pas aller bien plus loin que ça. Qui a fait ça? Bien quatre jeunes ont étés arrêtés, et seront accusés de méfaits, et d’autres accusations, beaucoup plus sérieuses seront aussi déposées. Ces dernières, assez rares, entrent dans le cadre de la loi antiterroriste. C’est grave et majeur.


Et tristement, ces 4 jeunes sont effectivement reliés à des mouvements étudiants, mais n’auraient aucunement agis sous ordre des associations étudiantes. Ce sont sans doute des jeunes qui ont agis conjointement certes, mais sont plus anarchiques que le voudraient les associations étudiantes. Sans doutes que ces 4 morons là trouvaient que les choses ne bougeaient pas assez à leur goût, et ont décidé de faire un coup d’éclat. Pour eux ce n’était pas grave que des centaines de Montréalais soient littéralement pris au piège. Leur lutte est plus importante. En agissant ainsi, ils ont jetés encore plus de discrédit sur le mouvement de contestation étudiant. Les actes comme ceux-ci n’aident en rien la cause, au contraire, de plus en plus de gens ne les appuient plus. Il y a bien d’autres façons de faire passer ses messages sans nuire à la population.

Je vais donner l’exemple de ma ville natale, Saint-Hyacinthe. Il y a quelques semaines, ils ont déversé de la peinture rouge sur des rues du centre-ville, ce qui a été rapidement nettoyé par les pompiers à grand coup d’eau. Hier, le 11 mai, deux banques et le palais de justice, toujours au centre-ville, ont été occupés brièvement par des étudiants qui se sont couchés au sol. Ensuite ils ont quittés. Les médias ont parlés d’eux, personne n’a été bloqué dans la circulation durant des heures, pas de vitres cassés, tout a bien été! À eux je lève mon chapeau et je vous appuis.


Par contre les ti-counes du métro, bien j’espère sincèrement que vous serez accusé par les lois antiterroristes. Car si on la prend au pied de la lettre, c’est ce que ces événements furent. À petite échelle bien sûr, mais quand on agit en épais, y a un prix à payer. C’est ça vivre en société. Des méfaits comme les bombes du métro sont bien les dernières choses que les étudiants ont besoin.




jeudi 10 mai 2012

Avortement : Retour vers le futur

Décidemment le Canada est un pays qui aime vivre dans le passé, qui aime les antiquités. Après avoir élu de façon majoritaire l’anachronisme qu’est le Parti Conservateur, voilà que le jeudi 10 mai, 15 000 personnes ont manifestés sur le Colline du Parlement à Ottawa pour démontrer leur désaccord face à l’avortement.

OK… me semblait que ce dossier là était réglé, tout comme celui de la peine de mort ou du mariage gay. Mais bon, au Canada c’est toujours agréable de faire comme dans le premier film de « Back to the Future », c’est à dire de reculer dans le temps. 

 
Cette manifestation survient environ un mois après qu’un député sans envergure (en bon québécois, un crisse de looser) de Kitchener en Ontario, ait déposé une motion à la Chambre des Communes pour reconsidérer le droit de fœtus. Heureusement, son chef, le séduisant Stephen Harper a annoncé qu’il voterait contre la motion de son député. Je ne pensais pas que l’électricité et la civilisation avait atteint l’Alberta

Parlons de cette manifestation, on dit que c’est cruel de tuer un bébé en gestation. Certes, interrompre une grossesse est une grave décision qui ne se fait pas à la légère. Il ne faut pas qu’une femme se fasse avorter simplement parce qu’elle ne veut pas avoir d’enfants. Pour prévenir ça, il y a les moyens de contraception, tel que les condoms ou la pilule contraceptive. L’avortement n’est pas un moyen de contraception. Bien sûr si la fille tombe enceinte malgré avoir pris ses précautions, aucun problème pour l’avortement. Il y a assurément les cas de viol et d’inceste ou l’avortement doit demeurer libre d’accès. D’autres cas demeurent questionnables. Dans les cas ou nous savons hors de tout doute que l’enfant aura de graves problèmes de santé, le choix devrait demeurer. Il ne serait pas logique de mettre au monde un enfant qui ne sera jamais capable de dire un mot ou de mâcher sa nourriture par lui-même. 

Pour moi se sont les cas ou l’avortement doit demeurer sans aucun compromis. Toutefois, l’avortement ne doit pas être une piste de solution pour éviter une grossesse. Elle doit être considérée comme une solution ultime, le dernier recours. Autrement, désolé, mais il fallait y penser avant de jouer aux fesses sans protection. Je ne dis pas toutefois pas que la mère doive absolument garder l’enfant, mais de nombreux couples veulent adopter des enfants et seraient très heureux de s’en occuper. 


Il ne faut pas virer fou non plus et brandir des photos de fœtus avortés lors des manifestations, dirent que le fœtus a des droits, et que c’est un meurtre de tuer un humain en devenir. Que Dieu ne veut pas la mort de ses enfants, qu’il va punir les auteurs de ces crimes. Et les attentats contre les cliniques d’avortements sont ignobles de la bonne parole de Dieu justement. Un meurtre au nom de la religion, tiens y a le 11 septembre qui me vient en tête. Dire que tuer la famille, empêcher les enfants de vivre ne sont pas de solides arguments contre l’avortement. Nous ne sommes pas en 1893 ciboire!

L’état doit financer les avortements, mais pas à n’importe quel prix et pour n’importe quoi. Imposer ces croyances religieuses pour empêcher les avortements nécessaires, c’est scandaleux. C’est qui est le plus triste dans tout ça, c’est que plusieurs militantes pro-vies ne veulent rien entendre d’un avortement, même dans les cas de viol et d’inceste! En plus d’avoir subi cette atrocité sans nom, la femme devra mettre au monde un enfant du crime! Wow! Quelle classe… Mais bon, Dieu est là pour les soutenir ces pauvres femmes. Ben oui toi! Chers religieux… Ce sont les mêmes qui ont violé des petits gars by the way! On fourre les petits gars, mais les femmes, ne vous faites pas avorter, qui les curés violerons t’ils dans le futur? 


Depuis que les Conservateurs sont au pouvoir, la droite religieuse a non pas le libre accès au Parlement, mais ils ont littéralement les clés du bureau de Stephen Harper, et ils sont les contrôleurs de son agenda… Quand on rencontre plus souvent les groupes de droite religieuses et les pétrolières que les groupes communautaires et de lutte à la pauvreté, y a de quoi s’inquiéter. Quelle sera la prochaine étape? Abolir le droit de vote aux femmes? Interdire les ordinateurs à l’école? Interdiction de prendre des photos car le kodak vole l’âme du monde?

Sérieusement cette droite religieuse est une honte nationale et est en train de détruire le bon qu'il y avait dans ce pays là. S'ils aiment tant les USA, pourquoi n'y vont-ils pas et nous crisser la paix?

mercredi 9 mai 2012

Série : mort ou vie pour le français au Canada 4

Pour mon post final sur ma série linguistique au Canada, je vais parler du cas particulier du Québec. Composé à 82% de francophones. Les anglophones eux représentent 8% de la population. Le 10% restant est réparti parmi les immigrants. Donc il est bien évident que le français est nettement prédominant dans la province. Toutefois, dans certains endroits leur proportion est assez importante. Voyons voir les statistiques de 2006 du recensement pour la langue maternelle (parlée à la maison) :

Régions                         FR           EN            autres
Île de Montréal              49%        18%           33%
MRC du Pontiac           41%         57%           2%
Estrie                             88%         7%            5%
Gatineau                        80%        11%          9%
Saint-Hyacinthe             97%        0,5%         2,5%
Québec (ville)                95%        1,5%         3,5%

 
Comme on voit, rare sont les régions où les anglophones représentent une majorité. Mais de plus en plus les allophones représentent un poids majeur. Et nombre d’entre eux, bien que ne parlant pas l’anglais à la maison, fonctionne en anglais pour le travail et les études supérieures.

Parmi les points soulevés pour la préservation du français, on parle du respect de la Loi 101 en ce qui concerne l’affichage. En général, il y a eu une nette amélioration depuis l’adoption de la Loi 101. Certes, on pourrait dire que certains commerçants ne respectent pas en totalité les dispositions de la Loi, en ayant un nom anglophone. Toutefois les raisons sociales des entreprises (leur nom) n’a pas à l’être, mais se doivent de rajouter un descriptif en français. Par exemple, les Cafés Second Cup, Rôtisseries Scores. D’autres ne le font pas, comme EB Games. La Loi de ce côté est plus ou moins appliqué. Elle le sera dans des cas plus extrêmes, tel que Dry Clean pour un nettoyeur. Mais soyons logique, tout n’est pas francisable, Staples l’a fait pour Bureau en Gros, mais les pneus Bonne Année (Goodyear), Les jouets sont nous (Toys R Us), pas sûr que se serait gagnant…

Et du côté de l’affichage, là ou la Loi est un peu plus appliqué, c’est dans le cadre de l’affichage descriptif, par exemple pour indiquer un solde, ce qu’on retrouve dans une allée de magasin, les menus. Dans ces cas-ci, la taille du lettrage doit être plus gros en français qu’en anglais, le français en premier. 


Il n’y a rien qui oblige le service en français par contre. Et c’est là que dans les dernières années on a vu des cas, surtout dans la région de Montréal. Dans de nombreux commerces du centre-ville, des cas ont été recensés et rapportés, concernant l’absence de services en français. Dans certains cas, des francophones ont même été insultés lorsqu’ils ont osés demander du service en français. Ça c’est un problème majeur qui doit être réglé. Bien sûr il est possible de ne pas fréquenter les commerçants qui n’offrent pas le service en français. Mais encore là, nous nous ferions traiter de raciste encore une fois. 

L’accès à l’éducation en anglais a beau être très restreinte, n’empêche qu’il y a des moyens de contourner les Lois, tel que les écoles passerelles. Ou bien à la fin du secondaire, comme les Cégeps et universités ne sont pas réglementés par la Loi 101, plusieurs s’y inscrivent. Ce n’est pas un mal en soi, c’est même bien de pouvoir perfectionner son anglais. 

Ou pour moi il y a un problème, c’est la facilité de vivre en anglais, spécifiquement à Montréal, en Outaouais et à Sherbrooke. À Montréal, on ne retrouve pas moins de deux universités anglophones (McGill et Concordia), et c’est sans compter sur le réseau des Cégeps anglophones (trois à Montréal, un en Outaouais, un à Québec, un à Sherbrooke, un à Saint-Lambert, en plus du secteur anglais des Cégep de Sept-Îles et de celui de la Gaspésie—Les-Îles, et de quelques collèges privés). Et notons aussi, que le réseau d’écoles primaires et secondaires couvre presque toutes les grandes villes du Québec. De un.


De deux, le réseau de santé est très bien développé à Montréal. Le nouveau centre de santé McGill est en construction, d’autres établissements de santé sont bilingues (tel que Lakeshore à Pointe-Claire). À Montréal, il y a même des soins pour les Italiens (hôpital Santa Cabrini), et un centre de soins de longue durée pour les Chinois (hôpital chinois, dans le quartier chinois). Ailleurs au Québec, c’est différent. Il peut être plus difficile de se faire servir en anglais.

De trois, les médias anglophones sont largement présents au Québec. Deux quotidiens les desservent, The Gazette à Montréal, et The Record à Sherbrooke. C’est sans compter que les journaux d’Ottawa couvrent l’actualité de l’Outaouais. Et il y a de nombreux journaux hebdomadaires de langues anglaises dans ces mêmes régions. La télévision anglophone est bien établie aussi. CBC, CTV et Global ont des stations locales,. Pour la radio, pas mal partout au Québec, CBC est retransmis, Montréal a plusieurs stations locales, en Outaouais, les stations d’Ottawa font le travail. Et en Outaouais et à Montréal, dans les cinémas, il y a toujours plusieurs salles qui présentent des films en langue anglaise. C’est sans compter les troupes de théâtre, d’improvisation, les cercles culturels, etc.


Avec tout ça, on voit bien qu’il est plutôt facile de vivre sa vie en anglais au Québec, que pour un francophone de vivre sa vie en français à Moncton ou à Ottawa. De plus, les Québécois chialent, mais s’écrasent toujours devant la langue anglaise. Temps et aussi longtemps que se sera le cas, le français demeurera, surtout à Montréal, en danger. Mais si les francophones n’hésitaient pas à se tenir debout, comme les Acadiens ou les franco-Ontariens l’ont déjà fait, là les anglophones seraient plus respectueux du français. En attendant, bien, comme un récent sondage du magazine L’Actualité l’a démontré, une bonne proportion des anglo-québécois ne voient pas le français comme une priorité dans leur environnement.

Si seulement les francophones hors-Québec étaient aussi bien desservit que les anglophones le sont au Québec… 

 

mardi 8 mai 2012

Série : mort ou vie pour le français au Canada 3

PARTIE TROIS - LE RESTE DU CANADA


Est-ce que le français peut survivre au Canada, en dehors du Québec? Plusieurs disent que les francophones hors-Québec se laissent mourir de leur belle mort, d'autres affirment au contraire qu'ils sont plus forts que jamais. En premier lieu, ceux qui disent qu'il n'y a pas d'avenir, pointent du doigt les taux galopants d'assimilation dans les provinces.

Donc, voici les taux d'assimilation des francophones des provinces hors-Québec. C'est à dire les francophones de langue maternelles, qui utilisent majoritairement l'anglais à la maison.

Saskatchewan :                             75,4%
Colombie-Britannique :                74,1%
Alberta :                                         70,7%
Terre-Neuve-et-Labrador :          68,4%
Manitoba :                                     57,4%
Île-du-Prince-Édouard :                53,8%
Nouvelle-Écosse :                         50,3%
Ontario :                                         44,7%
Nouveau-Brunswick :                      11,9%


Maintenant, voici par province ou territoire, le nombre de francophones et leurs proportions dans la population totale de la province ou du territoire.

Île-du-Prince-Édouard                            6 200 Acadiens (4,6%)                       
Manitoba                                                48 000 Franco-Manitobains (4,3%)
Yukon                                                     1 000 Franco-Yukonnais (3,2%)
Nouvelle-Écosse                                     37 000 Acadiens (4,1%)
Territoires-du-Nord-Ouest                       1 100 Franco-Ténois (2,8%)
Alberta                                                    70 000 Franco-Albertains (2,4%)
Saskatchewan                                          20 000 Fransaskois (2%)
Colombie-Britannique                               64 000 Franco-Colombiens (1,6%)
Nunavut                                                    450 Franco-Nunavois (1,6%)
Terre-Neuve-et-Labrador                         2 500 Franco-Terreneuviens (0,5%)


En voyant les taux d'assimilation et la proportion de francophones dans ces provinces, et aussi leur petite taille, il est facile de comprendre qu'il est illusoire de vivre en français dans ces endroits. Contrairement à l'Ontario ou au Nouveau-Brunswick, l'offre de services n'est pas aussi complète. Parlons d'éducation tout d'abord. Dans chacune de ces provinces, il est possible de suivre une éducation primaire et secondaire. Il n'en a pas toujours été ainsi. Dans certaines provinces, le français a même été interdit, notamment au Manitoba. Aujourd'hui encore, dans certaines régions, les parents doivent faire appels aux tribunaux pour obtenir des écoles francophones, que le gouvernement provincial leur refuse, en évoquant des raisons comme les budgets. Pourtant y a des budgets pour les anglophones. Dans les années 90, des parents de Summerside à l'Île-du-Prince-Édouard ont engagé des procédures judiciaires pour obtenir une école francophone. En 2000, la Cour Suprême a donné gain de causes aux parents, et en 2002 elle a ouvert ses portes. Aujourd'hui ces écoles dans les provinces sont de plus en plus populaires, et c'est sans compter la forte demande (en fait elle dépasse la capacité d'accueil) des écoles d'immersion francophones pour les jeunes anglophones. Il y a certes une plus grande ouverture à l'éducation en français qu'avant.

Et avec ces jeunes qui terminent l'école, il faut des collèges et universités. En voici la liste :

Nouvelle-Écosse                         Université Sainte-Anne
Alberta                                        Faculté Saint-Jean (Université de l'Alberta)
Saskatchewan                             Institut Français de l'Université de Regina
                                                   Collège Mathieu de Gravelbourg 
Manitoba                                     Collège Universitaire de Saint-Boniface
Colombie-Britannique                  Université Simon Fraser
                                                   Collège Éducacentre
Île-du-Prince-Édouard                 Collège Acadie IPE
Territoires du Nord-Ouest           Collège des TNO
Yukon                                         SOFA

Donc seul le Nunavut et Terre-Neuve-et-Labrador, n'offre pas une éducation supérieure en français. Notons que le SOFA du Yukon n'offre pas une gamme complète de cours post-secondaire, mais tout de même, c'est mieux que rien. Si on note le fait qu'auparavant l'enseignement du français valait la prison il y a environ 100 ans, c'est bien.


Pour ce qui est du traitement de la population francophone, disons que le passé est une tache sombre dans l'histoire du pays. Au Manitoba, c'est seulement en 1978 que la Cour Suprême a reconnu l’inconstitutionnalité de la loi de 1890, qui abolissait le français comme langue officielle du Manitoba. C'est en 1981 que la province a créée un Secrétariat des services en français, et en 1993, les francophones ont retrouvé la gestion de leurs écoles. Entre 1890 et 1978, il y a bien eu de l'éducation en français, mais c'était plutôt aléatoire et mal organisé. Et on peut aussi souligner l'histoire de Louis Riel, qui a été pendu, mais aujourd'hui réhabilité comme héros national. En Alberta l'Assemblée territoriale a en 1892, a institué l'anglais comme seule langue officielle et d'enseignement. Toutefois certains accommodements ont été apportés en 1896 et en 1901. En 1905, lors l'Alberta devient une province, les écoles sont protégés par les lois provinciales. Mais c'est un enseignement partiel, et c'est seulement dans les années 1990 que les conseils scolaires francophones sont mises en place. En Saskatchewan, les débuts ont été plus laborieux. Malgré les disposition de la loi fédérale sur l'inclusion dans la Confédération, elle s'est désigné unilingue anglaise. La loi sur les langues officielles a incité la province a réinstauré le français comme langue d'enseignement en 1968. Elle avait été réduite à environ 1 heure par jour depuis 1918. C'est plus tôt qu'ailleurs au moins.

En Nouvelle-Écosse, et plus tard à l'Île-du-Prince-Édouard, c'est la déportation qui a débuté en 1755 qui est une des pires atrocités, sinon la pire, commise au Canada contre les francophones. Lors de la prise de possession de la Nouvelle-Écosse par les Britanniques en 1713 aux mains de la France, les Acadiens ont été autorisés à rester, ayant promis de ne pas appuyer la France. En 1754, la guerre ayant éclaté de Nouveau entre la France et l'Angleterre, le gouverneur a demandé aux Acadiens de prêter le serment royal, ce qu'ils ont refusé, rappelant leur neutralité. Les Anglais, cherchant un prétexte de se débarrasser de cette population française sur des terres que les colons anglais voulaient, ont simplement ordonner la déportation des Acadiens. Pus tard ce fût le Cap-Breton et l'IPÉ. Nombreux sont morts durant le nettoyage ethnique. Au moins aujourd'hui dans ces 2 provinces, la situation est meilleure, et les anglophones sont un peu plus accommodants que dans le passé... "Indeed".


À Terre-Neuve-et-Labrador, malgré la proximité de l'enclave Française de Saint-Pierre-et-Miquelon, le français est à peu près inexistant, seule une faible population subsiste. En Colombie-Britannique, l'éloignement des communautés francophones se fait sentir. Mais notons toutefois quelques secteurs plus francophones, comme Maillardville (un festival francophone s'y tient chaque année), Kamloops ou Victoria. Et dans les territoires, on offre certains rares services en français, mais leur histoire récente leur a évité de faire les mêmes niaiseries que les provinces. Mais ils ont bien sûr quelques écueils à leur actif.

Des points positifs? Dans chacune de ses provinces, Radio-Canada est présente avec la radio et la télé, des radios communautaires ont ouvert leurs portes, des associations culturelles représentent la francophonie dans une mer anglophone. 

Comme on voit, l'histoire de la francophonie et leur situation actuelle au Canada, n'est pas des meilleures. On les a assimilé par la force des lois, mais certains se sont tenus debout et se sont battus pour avoir le droit d'exister, d'aller à l'école en français, de s'épanouir comme peuple. Heureusement, les tribunaux leur ont donné raison avec le temps. Aucune province n'oserait aujourd'hui reculer et enlever les droits des francophones. Mais dans la population, qu'en est-il? C'est là qu'un travail monstre doit être fait. Pour plusieurs le bilinguisme est une dépense inutile, qui siphonne les fonds publics pour rien car de toute façon les francophones parlent l'anglais. Par contre, si on leur parle des anglo-québécois, là leur discours changent. Tout à coup les Québécois sont de sales racistes, mais quand on leur soulignent ce qu'eux ont fait, là ce n'est pas pareil, on ne peut pas comprendre. Ben non, on ne sait tellement pas ce que c'est d'être en situation minoritaire.

Cela démontre bien comment les anglophones nous voient, des casse-couilles croqueurs de diamants. On est là que pour prendre leur argent pour financer nos couteux programmes. Pourtant ils ont été des milliers à nous demander de ne pas quitter le pays en 1995 lors du dernier référendum (volé et tripoté par les Libéraux de Jean Chrétien soit dit en passant). Plusieurs d'entre nous ont entendus dire que c'est emmerdant de voir toujours des étiquettes bilingues trop longs sur leurs produits à la maison. Triste... et si on enlevait l'anglais de nos produits au Québec, après tout nous sommes majoritaires! Oh... la réaction ne se ferait pas attendre, l'ONU serait avisé, les médias internationaux aussi, et nous passerions pour des vilaines salopes encore une fois! Je suis écoueré de ses agissements, et après on se demande pourquoi les Québécois se calissent du Canada comme du dernier kleenex jeté aux poubelles.