La ville de
Sherbrooke est sur le qui-vive ces temps-ci. Depuis janvier 2012, pas
moins de 20 seringues ont été découvertes dissimulés dans des vêtements
de magasins de deux centres commerciaux. Sept personnes se sont piquées
avec ces seringues. Personne n’a d’indices sur qui a fait ça et
pourquoi. Disons que la situation est inquiétante pour tout le monde, et
encore plus pour les personnes qui ont étés piqués.
Cela fait évidemment
penser à la légende urbaine qui raconte que des gens se sont piqués sur
des seringues dans des sièges de cinéma. La différence ici, est que
c’est réel. Le dernier cas en cause est tristement ironique. Une femme
engagée pour fouiller les vêtements s’est piqué, même à travers les
gants qu’elle portait. Et pour ajouter une couche de marde, comme elle a
laissé le vêtement là, la personne qui est venu prendre la relève s’est
aussi piqué sur ce même vêtement.
La police
sherbrookoise affirme que dans les seringues trouvées, il y avait du
sang. Qui dit sang, dit ADN. On sait déjà que l’ADN retracée est la
même. Mais la police affirme que ce n’est pas impossible qu’il y ait
d’autres traces d’ADN sur les autres seringues. Les autorités n’ont pas
parlé si l’ADN avait mené à un suspect. Il n’est pas dit que l’ADN
contenu dans le sang soit celui du fauteur de trouble. Mais mettons que
les chances ont bonnes en crisse que se soit la même personne.
Et autre question,
est-ce que en ce moment, les caméras de sécurité des magasins visés ont
été scrutées, ou le sont-elles en ce moment? Parmi les commerces visés,
il y a Zellers et Intersport. Ce ne sont pas des deux de piques comme
commerce. Ils sont équipés de caméras c’est bien évident. Peut-être la
police tente t’elle de prendre son temps pour attraper la bonne
personne. En même temps cela aurait sans doute un effet dissuasif.
Pensons un peu aux
victimes maintenant. Ceux qui ont été piqués doivent attendre jusqu’à 6
mois avant de savoir s’ils ont été infectés par une maladie, le VIH
entre autre. C’est une terrible angoisse. C’est réellement un dérangé dans la tête qui fait des niaiseries de même. Que cherche cette
personne? Quel est le but? Qu’est-ce que cela lui rapporte-t-il? Faire
angoisser des gens sur leur vie de cette façon là est ignoble. En
attendant, bien il faut scruter les vêtements avant de les acheter, ne
pas les toucher de n’importe quelle façon. C’est vraiment puéril d’en
être rendu là.
Honnêtement, je
trouve que la police et les directions de magasins se trainent les
pieds. Des traces d’ADN ont été retrouvées, sûrement des empreintes
digitales aussi, et y a bien évidemment des images de caméras. Y a pas
personne qui visionne ça? Y a pas plus de recherche qui se fait avec
différents corps policiers ou médicaux pour savoir si l’ADN est connu?
Me semble qu’à un moment donné quelqu'un doit se bouger le cul. Je veux
bien croire que la police n’est pas réputé pour son efficacité à part
quand c’est le temps de donner une volée à des citoyens ou des animaux.
Pis les directions de magasins, si l’acte ne rapporte pas de cash, ben
ils feront rien.
On peut donc aisément
comprendre l’inquiétude des Sherbrookois. Ni la police, ni les magasins
n’ont l’air de prendre des actions réelles. Ils font un peu de
tataouinage… calvaire. Il faut dire que des beignes c’est plus le fun à
toucher que des seringues! En attendant, y a un fou en liberté qui
terrorise la population, qui agit à peu près comme il veut. On croirait
presque un congrès du Parti Libéral du Québec avec Jean Charest… Oups,
c’est vrai Jean Charest vient de Sherbrooke!


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