La hausse des frais
de scolarités imposés aux étudiants ira de l’avant comme prévue. Aucune
surprise là, un recul du gouvernement Charest aurait été une surprise.
Par contre, leur arrogance va trop loin. En plus de foutre une hausse
vertigineuse, dû à un laxisme passé, il n’y a rien de prévu pour l’aide
aux études (prêts et bourses) et la gestion des universités.
Nada, fuck all,
niente! C’est de la pure provocation, c’est une gifle en plein visage.
Par contre, il faut rappeler que les étudiants ont volontairement quitté
la table des négociations il y a un an, ils ont fait des méfaits
publics aussi (bloquer des ponts et routes et vandalisme). Et la demande
de gel total, et même de gratuité pour les études supérieures est
plutôt irréaliste. Et la proposition de meilleure gestion des universités n’est pas saugrenue. Rappelons nous l’îlot voyageur, et les
primes de départs dignes des banques, pour des recteurs d’universités.
Jusqu’à aujourd’hui,
je penchais plutôt du côté du gouvernement. Mais plus maintenant. Leur
attitude me dégoûte de plus en plus chaque jour. Autant certains
étudiants devraient peut-être revoir leur façon de faire et certaines de
leurs demandes revues, mais l’attitude du gouvernement de marde à
Québec est encore plus à chier. Oui le Québec est dû pour une hausse.
Mais suivons le coût de la vie. Point à la ligne! Il est injuste
d’imposer une telle hausse, parce que par le passé il n’y en a pas eu.
Dans le pire des cas, étirez là dans le temps, pas sur seulement sur 5
ans! C’est trop court comme délai pour absorber une telle hausse.
Et de plus, comme il
n’y a rien de prévu pour aider au financement du coût des études, c’est
une double gifle. D’un bord, on monte, et de l’autre comme il n’y a pas
davantage d’aide financière, c’est carrément une baisse de financement
pour l’aide. C’est la goutte qui fait déborder le vase selon moi. Ce
n’est plus possible d’appuyer la mascarade libérale.
Le Québec a toujours
été fier de sa social-démocratie. Le mouton insignifiant y met la hache
sans vergogne. Une simple proposition, soit de hausser de 0,5% le taux
d’imposition des grandes entreprises amèneraient des centaines de
millions, voir des milliards supplémentaires en revenus, et un hausse
aussi minime ne ferait pas fuir les entreprises. De toute façon elles
aiment bien profiter du talent de nos diplômés, mais il y a un prix pour
un cerveau universitaire. Le commun des mortels ne peut plus payer
davantage. D’autres le peuvent.
Oui on paie
énormément de taxes et impôts au Québec, mais le reste du Canada est
jaloux de notre système de garderies, de nos congés parentaux, et de
notre RRQ. Une simple réorganisation des finances est simple à faire.
Mais le Premier Ministre (ex-ministre conservateur au fédéral, ne
l’oublions pas) a peut-être peur de devoir cessez les magouilles avec la
mafia et le monde de la construction…
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